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PRODUCTION ET CONSOMMATION MONDIALE DE VIN : LA FRANCE TIENT LA SECONDE PLACE

28/12/2015

Selon l’Organisation Internationale du Vin, la production mondiale de vin est estimée cette année à 275.7 millions d’hectolitres, soit une hausse de 2% par rapport à 2014.

Quelques chiffres :

Une première estimation au début du mois d’août prévoyait plutôt une baisse de 1% mais les précipitations qui ont suivi dans l’ouest de la France ont inversé la tendance, au bénéfice des vignobles du cognac et du bordelais.

Les sept premiers producteurs en millions d’hectolitres sont :

-         Italie : 48.8 (+10%)

-         France : 47.3 (+1%)

-         Espagne : 36.6 (+4%)

-         Etats-Unis : 22.10

-         Argentine : 13.35 (-12%)

-         Chili : 12.8 (+23%)

-         Australie : 12

Sur l’article publié par Laurence Girard dans le monde le 28 octobre dernier « La France n’est plus le premier producteur de vin » , on peut lire que la consommation mondiale devrait osciller entre 235.7 et 248.8 millions d’hectolitres.

Les premiers consommateurs sont les Etats-Unis, passés devant la France depuis 2013.

Selon les propos du dirigeant de l’Organisation Internationale du Vin, Jean-Marie Aurand, dans un article publié sur L’obs le 28 octobre dernier : « Les pays historiquement producteurs reculent, avec une modification des habitudes ».

En évoquant la Chine ou la consommation ralenti, conséquence de la lutte anti-corruption et d’une croissance moins élevée, il précise qu’ « il n’y a pas de chute brutale car le niveau de vie augmente, et avec lui la population dotée d’un pouvoir d’achat suffisant pour acheter du vin ».

Le marché des vins rosés :

L’OIV attire notre attention sur les vins rosés, dont la consommation mondiale a progressé de 20% depuis 2002. Sur son site, on peut d’ailleurs lire un focus réalisée en 2015 consacré au marché de ces vins qui a représenté en part de marché 10% des vins tranqulles en 2014.

Les Etats Unis et la France sont les principaux consommateurs de vins rosés avec pour notre pays une hausse de 43% depuis 2002.

On observe des augmentations bien plus significatives en Europe du Nord avec + 750% en Suède et + 250% au Royaume Uni.

La consommation s’internationalise de plus en plus avec par exemple +120% au canada et +250% à Hong Kong, toujours depuis 2002.

L’enquête confirme que dans la plupart des pays, ce sont les jeunes qui  en consomment le plus, avec une proportion un peu plus élevée chez les femmes.

Le rosé fait partie des consommations « météosensibles » notamment en France où les ventes sont plus importantes en été.

Au Royaume Uni, le pic de consommation est observé lors de la St-Valentin, la couleur rose symbolisant l’amour…

En ce qui concerne la production, en 2014 elle a été estimée à 24.3 millions d’hectolitres, dont 80% provient de quatre pays seulement : la France  (7.6), l’Espagne (5.5), les Etats Unis (3.5), l’Italie (2.5).

Le cas particulier de la France, c’est qu’elle est « un gros pays producteur, mais aussi le premier importateur », soit 28% des importations, devant le Royaume Uni (15%), l’Allemagne (15%) et les Etats-Unis (8%).

Cela s’explique parce qu’elle exporte plutôt des produits valorisés et importe du vrac destiné aux BABV (Boissons Aromatisée à Base de Vin).

Le succès des BABV :

Ces apéritifs tels que le « rosé pamplemousse » connaissent un gros succès depuis quelques années, surtout auprès des jeunes qui apprécient leur prix modeste et le côté sucré. Les entreprises spécialisées dans ces boissons développent des associations avec des saveurs de plus en plus originales, comme le « blanc figue » ou « blanc pêche de vigne»…Chacun ses goûts !

Différents des vins de liqueurs ou des vins doux naturels, les BABV doivent comporter au moins 50% de vin dont le titre alcoométrique acquis doit être compris entre 7 et 14.5% vol.

 Sur le site economie.gouv.fr, on peut lire un chapitre dédié à la réglementation des produits vinicoles aromatisés.

Depuis 1991, un règlement européen, actualisé en févier 2014, en fixe les règles d’étiquetage et d’élaboration.

Dans un article de l’Usine Nouvelle publié le 12 juin dernier, "Et en matière de vins, vous êtes citron ou pamplemousse ?", Adrien Cahuzac écrit que « Tous les alcools populaires ou presque ont droit de plus en plus à leur déclinaison aromatisée. Une manière pour les marques de doper la consommation de deux catégories de consommateurs, les jeunes et les femmes. »

Le journaliste rappelle que l’origine des vins composant ces boissons ne provient pas en majorité des producteurs français.

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