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CONTRE FACON : DIVERSIFIER LES MOYENS DE LUTTE

05/10/2015

La contrefaçon touche des biens très variés comme les  médicaments, les pièces détachées automobile, les vêtements de luxe, le tabac …et même récemment le café.

La liste est longue et malheureusement les vins et spiritueux sont concernés depuis longtemps.

DES STATISTIQUES APPROXIMATIVES

Une étude sur la contrefaçon chinoise a été approbée  par la Commission des vins et spiritueux des Conseillers du Commerce Extérieur de la France en mai 2015.

Le manque à gagner pour les exportateurs français est difficile à chiffrer (certains journaux parlent de 25%), d’autant qu’il existe différents niveaux de contrefaçon et que certains consommateurs n’achèteraient peut-être pas les produits au prix réel.

D’après l’étude, il n’y a pas de données chiffrées sur les saisies douanières d’alcool illicite, pas d’information sur la distribution d’alcool contrefait sur internet, les alcools frauduleux avec lesquels on remplit les bouteilles de cognac sont fabriqués et consommés localement, ou bien encore du vin en vrac est importé d’Amérique Latine et sera embouteillé sous une étiquette française parfaitement reproduite. Sans parler de l’usurpation de propriété lors du dépôt d’une marque européenne existante.

Les distributeurs chinois veulent ainsi diminuer leur prix d’achat et éviter les droits de douane. L’étude rappelle qu’il y a une grande disparité des droits de douane sur les vins et spiritueux en PRC, selon leur provenance. A savoir, « les vins en provenance de l’ALENA disposent de droits de douanes réduits à zéro ».

MISE EN PLACE DE PROCESSUS D’AUTHENTIFICATION

Les exportateurs victimes de contrefaçon non seulement subissent une perte de leurs ventes mais doivent investir dans des technologies pour renforcer les systèmes d’authentification et de traçabilité.

Un exemple récent d’investissement pour empêcher le phénomène de ré-remplissage des bouteilles, la maison de cognac Rémy Martin qui lance une nouvelle bouteille connectée pour son cognac « club », avec une puce NFC anti contrefaçon intégrée au bouchon. Ainsi, comme on peut le lire dans l’article publié dans leparisien.fr le 27 juillet dernier « Après avoir téléchargé sur son portable une application dédiée…le consommateur approchera son téléphone du goulot de la bouteille. Il aura ainsi l’assurance que cette dernière n’a pas été déjà  ouverte ».

La technologie des puces NFC (near field communication) ou CCP en français (communication en champ proche) permet l’échange d’informations entre des périphériques compatibles, sans contact, à courte distance (10cm maxi). La plupart des smartphones sont dotés de puces NFC. Leur technologie diffère de celle du bluetooth, système choisi par Apple.

C’est la société Belge Selinko crée en 2012 qui a conçu cette bouteille 100% sécurisée qui sera distribuée à l’automne « dans des boîtes de nuit des trois grandes ville de Chine » selon les propos de Florence Puech, directrice de la communication de Rémy Martin, rapportés dans Le Parisien. Sur son site, la société Selinko souligne que l’aspect marketing de cette bouteille connecté est également mis en valeur car elle « offre un nouveau canal de communication directe avec vos consommateurs et accroissent vos ventes en améliorant votre intelligence client et la fidélité de vos consommateurs »

D’AUTRES MOYENS DE LUTTE NON TECHNOLOGIQUES

L’étude mentionnée plus haut propose d’autres moyens pour lutter contre la contrefaçon.

Parmi eux, certains plus orientés sur la formation et l’information.

Par exemple, former les fonctionnaires chinois à mieux repérer les fraudes et analyser les produits. L’article du figaro Etat des lieux de la contrefaçon en 5 chiffres publié le 10/06/2015 évoque également cette volonté « Depuis un an, les représentants français s’efforcent aussi de dialoguer avec les administrations pour développer des solutions concrètes de lutte contre la contrefaçon ».

Ou encore « inciter les opérateurs français (producteurs, négociants) à déposer leur marque (lettres latines, translitération en caractères chinois, et étiquettes) avant d’entrer en négociation avec des interlocuteurs chinois. »

Il est également important de mieux communiquer sur la notion de terroir, souvent incomprise par les consommateurs.

En conclusion de leur étude, les conseillers du commerce extérieur de la France soulignent « qu’une mise en commun de moyens sur un périmètre minimum permettrait une plus grande diffusion et une plus grande robustesse des moyens de lutte »

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