S'inscrire
Accès client sécurisé
Vous avez oublié votre mot de passe ?

IRON MAN NICE : MORGAN,12 eme SUR 2800 !

20/07/2015

ENORME PERFORMANCE POUR MORGAN AUBERT :

12ème SUR 2800 PARTICIPANTS DONT UNE QUARANTAINE DE PROFESSIONNELS !

 Il nous raconte...

Dimanche 28 juin 2015, 4h du mat, c’est une certitude : Je suis prêt. J’ai les crocs de n’avoir participé à aucune compèt depuis le 19 Avril (trail des citadelles) et veut vraiment mettre à profit tout le travail effectué en amont de cet Ironman.

 C’est dans une ambiance très tendue que je me dirige vers Nice, avec mes compagnons (Luc, Dimi et Rémy). Les visages sont fermés, chacun est dans sa bulle.

 Dans le parc à vélo, l’atmosphère est également très électrique, j’ai l’impression de ressentir la tension des 2800 participants. Heureusement, les speakers de la course commencent à enflammer la « Start Line ».

 

Natation 3.8km :

sur la plage du centenaire, nous nous plaçons dans des sas en fonction de notre estimation de temps de nage. Pour ma part, je me positionne avec les « Awa » (All World Athlete), distinction obtenue lors d’un bon résultat sur une course à label IM (70.3 Barcelone).

 6h25, les pros partent, ils sont une quarantaine.

 6h30 : PAN !, c’est parti pour une très longue journée, je vais enfin pouvoir libérer toute cette énergie qui m’oppresse depuis plusieurs semaines.

 Mais ça ne commence pas comme je l’avais prévu. Dans l’eau c’est une véritable machine à laver ! Je panique, je suffoque, je bastonne, je lutte. Il me faudra 1km et jusqu’à la 1ère bouée pour réussir à poser ma nage ; la suite se déroulera plutôt bien, et les sensations sont plutôt bonnes.

 Tout en amplitude je parviens même à combler mon retard en revenant sur de petits groupes. A la sortie de l’eau, je vois « 1H00 » en passant sous l’arche… ça va, j’espérais mieux, mais je suis tout de même satisfait : cardiaquement et musculairement ça va nikel !!

 Transition 1 rapide en 3 min.

 

Vélo 180 km D+2000m:

ma stratégie de course est de rouler aux sensations et d’être le plus efficace possible dans les ascensions. Je pense à bien m’hydrater, peut-

 être un peu trop (2 pipis sur le bike..), et m’alimenter judicieusement (du solide sur les 2/3 du parcours et des gels sur la dernière partie).

Tout se déroule à merveille, je prends du plaisir dans le col de l’Ecre (au km 50 - 20 kms à 5%) et on m'annonce 38ème au sommet. Je produis un 2ème gros effort dans le col de St Pons (au km 110 - 7kms à 7%).

 Grâce à mon nouveau vélo, je parviens également à envoyer des watts sur des parties roulantes tout en m’économisant, comme quoi...

 Les 15 derniers kms sont assez usants et le ras-le-bol se fait sentir mais la fin de parcours sur la promenade des anglais me redonne de l’énergie.

 Transition 2 en 3min17

 

Marathon 42.2km:

« Mince alors… » Je mentirais si je disais que je ne ressentais rien aux jambes, mais j’ai l’impression d’avoir juste été chercher le pain...

 J’ai une grosse envie de courir, l’euphorie du public, la vue d’Amélie et les bonnes sensations me font m’emballer sur les 2 premiers kms.

 « Ne t’enflammes pas Momo », surtout que la chaleur est caniculaire ! Je cherche donc à me caler à une vitesse moyenne de 14.5 km/h.

 C’est une petite prise de risque mais je sens que je peux faire quelque chose de bien sur cette partie pédestre.

 Tout va se confirmer…ou pas, à partir du 25ème km. Arrivé à ce point, je comprends que je ne craquerai pas, sûr, je vais faiblir mais pas m’écrouler, c’est l’avantage de s’entrainer aux sensations. Par contre je rentre dans une bulle dont je ne m'échapperai plus, je reste hyper concentré. De plus, plusieurs Elites commencent à craquer.

 Entre le 32ème et le 37ème km, ça devient difficile mais je sais que je réaliserai au moins les 9h30 espérés. Il ne faut cependant rien lâcher car tout peut arriver… les quadriceps commencent à siffler et les pieds me brûlent de plus en plus, je sers les dents.

Les 5 derniers kms sont presque une formalité, je suis désormais intouchable (en toute modestie). Papa va faire un bout de balade avec moi, mais il sera stoppé par un arbitre.

A 1km de la « Finish Line », j’exulte déjà, tel un cycliste du Tour, lauréat dans le col de l’Alpe d’Huez.

Je doublerai même 2 autres pros, à 300m de l’arrivée. Sur le tapis rouge et noir, je peux enfin laisser exploser ma joie en voyant ce chrono incroyable :

9h12 bordel, c’est dingue. 2h54 sur le marathon, c’est dingue… le speaker annonce que j’ai la Qualif pour Hawaï, c’est dingue, mais je ne sais pas encore que je suis 12ème au scratch ! Je ne l’apprendrai que 2h plus tard.

C’est dingue dingue dingue !!!

A ce moment précis, je ne réalise absolument pas. Des larmes de bonheur coulent naturellement, et les sensations qui me traversent sont vraiment intenses.

Je repense à ces longues heures passées sur la selle, dans les bassins ou dans les runnings…

Mes pensées vont immédiatement se connecter aux 3 femmes de ma vie qui m’ont tellement soutenu.

J’attends impatiemment mes 3 bons compagnons de galère qui seront également « finishers » et permettront que la fête soit plus belle !

Même si je ne crois toujours pas en ma perf, je suis vraiment fier de moi et de tout le travail réalisé. Cette performance, je ne la dois qu’à moi. Les 6 mois de préparation ont été, je pense, bien structurés et bien respectés et surtout bien encaissés.

Mon seul regret restera cependant le refus de mon Slot pour les championnats du monde à Hawaï (le Graal de tout triathlète) pour cause de participation à la diagonale des fous 12 jours plus tard.

Je tenais également à adresser un immense merci à tous ceux qui ont contribué de près comme de loin à mon projet IM,

« Il y avait un peu d'eux avec moi dans cette enfer niçois »

Merci à : Roger's, Jak, Sergio, Eric, Damien, Philippe, Allain Assurance, Excel cycle…

IronMan France Nice 2015 : 9h12

(Nat : 1h / T1 :3’ / vélo :5h10 / T2 :3’17 / cap :2h54)

Prépa (du 1 janv au 27 juin) Nat 200km / vélo 6200 km / cap 1420 km

BRAVO MORGAN

Voir toutes les actualités

Contactez-nous

Recopiez
le code
Partenaires