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LE CONSERVATOIRE DU VIGNOBLE CHARENTAIS

25/11/2014

Dans la rubrique « L’histoire » du site des Vins de Pays Charentais, nous pouvons lire que « Les premières traces d’implantation d’un vignoble destiné à la production de vins tranquilles dans les Charentes remontent vraisemblablement à la fin du III siècle… ». C’est surtout à partir du XII siècle que sa commercialisation va se développer et sa production s’étendre, avec des cépages plus qualitatifs. Au début du XVII siècle, les viticulteurs confrontés à une surproduction vont commencer à en distiller une partie.

Avant la crise du phylloxéra en 1870, la surface de vignes dédiée aux vins tranquilles dans les Charentes était de 100 000 hectares (sur 280 000). Cinq ans après, elle était réduite à 8000 ha.

En 2013, les vins de pays charentais représentaient 1616 ha, le but étant d’atteindre 2000 ha en 2018.

Aujourd’hui, l’ugni blanc représente plus de 95% de l’encépagement du vignoble charentais mais fort de son passé, le patrimoine ampélographique de ce vignoble est riche.

En 1998, à l’initiative d’élus, de professionnels locaux et de l’IREO de Richemont (Institut Rural d’Education et d’Orientation) l’association « Conservatoire du Vignoble Charentais » est créée.

Son but : « conserver et valoriser le patrimoine viticole charentais »

 

  •  Prospection et recensement :

Avec l’appui du BNIC, de la Chambre d’Agriculture de la Charente Maritime, en partenariat avec l’INRA de Montpellier, celui de Bordeaux et l’lnstitut français de la vigne et du vin, un recensement a été effectué entre 2003 et 2010 sur d’anciennes parcelles, dans des treilles ou des souches ensauvagées.

En plus des cépages classiques : 67 cépages ont étés recensés, soit plus que ceux nommés dans les ouvrages portant sur le vignoble charentais et parmi eux des variétés rares comme la magdeleine noire des charentes et le trousseau gris.

La présence de cépages plus méridionaux est confirmée.

26 lambrusques autochtones ont été recensées, une sous-espèce rare en Europe et officiellement protégée depuis 1995.

 

  •   Recherche et expérimentations :

Le conservatoire du vignoble charentais ne s’est pas limité à retrouver et à conserver l’héritage viticole, il s’est également projeté dans l’avenir en menant différentes recherches à partir de cet héritage.

Il dispose de 7 parcelles d’essai pour tester des cépages anciens : 4  pour la production de vin de pays charentais et 3 pour l’élaboration de pineau des charentes. Des expérimentations sur les différentes variétés charentaises sont menées afin d’étudier leur qualité, leur diversité, leur capacité à résister à la sécheresse…Comme le confirme Christine Hinckel dans son article paru sur le site France 3 Poitou Charentes le 09 octobre 2013 : « Les chercheurs travaillent sur ces vieux cépages pour savoir s’ils peuvent être adaptés aux vignes futures. C’est le cas du chauché gris, une variété qui remonte au 13ème siècle ».

Un bâtiment technique et scientifique appelé l’Ampélopole a été inauguré en 2008. Situé à Cherves Richemont, il abrite 2 ateliers adaptés pour travailler sur des faibles volumes : un pour la microvinification (de 3 à 20L) et un pour la minivinification (de 0.5 à 2hl).

Le programme de recherche du conservatoire reçoit des soutiens financiers de différents partenaires tels que les collectivités, l’interprofession du cognac, des maisons de négoce…

 

  •  Formation

Le conservatoire a crée « Ampélotest », un CD ROM pédagogique d’aide à l’enseignement de l’ampélographie, adapté pour répondre aux besoins des étudiants en BTS viticulture.

Le conservatoire propose également des formations auprès des étudiants de l’IREO, des journées d’animations à thèmes pour des publics divers…

A faire, la visite guidée proposée pendant les journées du patrimoine au mois de septembre !

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