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VOLS DANS LES EXPLOITATIONS AGRICOLES

14/10/2014

Dans son article du 30 septembre dernier paru sur le site terre-net.fr, Arnaud Carpon  nous communique le dernier chiffre des vols commis dans les exploitations agricoles, soit 11 158 vols déclarés de septembre 2013 à août 2014 (hors vols de carburant ou de tracteurs). Ce chiffre est supérieur de 60% à celui d’août 2009. Cependant, il souligne que pour le mois d'août seulement, le résultat est en baisse de 4.6% par rapport à 2013.

 

  •  La progression des vols ces dernières années

 Selon l’OND (observatoire national de la délinquance), entre 2007 et 2012, « le nombre annuel de vols constatés a plus que doublé en Lorraine, Bretagne et Bourgogne et a progressé de près de 90% dans le Languedoc-Roussillon, en Franche-Comté et en Haute-Normandie.

Dans un précédent article d’Arnaud Carpon daté du 24 janvier 2014, « Vols dans les exploitations agricoles : tous les chiffres 2013 par département » il est possible de voir toutes les statistiques des vols simples en milieu rural. On apprend qu’en Charente, 143 vols ont été enregistrés en 2013 (+15.3% par rapport à 2012) alors qu’en Charente Maritime  il y a en a eu 189 mais leur nombre a diminué par rapport à l’année précédente (-11.3%). L’OND précise que dans sa classification, sont exclus les vols de tracteurs (répertoriés dans les vols d’automobile), de carburant ainsi que les cambriolages dans les habitations ou bâtiments professionnels fermés faisant partie de l’exploitation.

Toutes les régions sont touchées mais « les vols sont différents selon les zones de cultures et selon que les régions sont frontalières ou pas » expliquait Gaël Gautier, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs dans un article paru sur Le Point le 29 novembre 2013.

Les véhicules agricoles, le matériel même ancien (pour sa valeur sur le marché de la ferraille), les récoltes de fruits et légumes, les animaux d’élevage, les piquets de vigne métalliques, la robinetterie en cuivre, les vannes d’irrigation en laiton, les outils…Tout est bon à « prendre » pour les voleurs, qu’ils agissent en solo ou en bandes organisées, comme c’est le cas notamment près des frontières ou les objets volés peuvent être acheminés vers l’étranger très rapidement.

Dans son article « Cheptel, récolte, matériel…Quand les agriculteurs se font piller »  publié dans le Nouvel Observateur le jour de l’ouverture du Salon de l’Agriculture le 22 février, Caroline Brizar illustre tristement par des témoignages le désarroi des agriculteurs face à ces exactions (vols de truies, nectarines, ail, fuel, matériel…)

« Nous élucidons 11 à 12% des vols » reconnait le général Simon-Pierre Baradel, sous-directeur de la police judiciaire à la direction de la gendarmerie. Ce qui sous-entend des préjudices moraux et financiers importants pour les victimes.

 

  •  Quels sont les moyens des agriculteurs?

Fermer les dépendances, installer des caméras de surveillances, éclairer les bâtiments, mettre un antivol carburant ou une alarme réservoir sur les véhicules, avoir un système « antidémarrage »,  bloquer les accès, développer des réseaux « agriculteurs vigilants »…

Face au faible taux d’élucidation des vols, les agriculteurs essaient de se protéger par leurs propres moyens mais ces derniers sont souvent coûteux, trop contraignants, voir risqués (il est  difficile de sécuriser des dizaines d’hectares ou de faire des rondes toutes les nuits…)  

 

  •  Plan d’action des Ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture

Face à ce fléau dénoncé depuis longtemps par la FNSEA, un plan d’action a été lancé en février pour lutter contre ces vols, lire le communiqué sur agriculture.gouv.fr

Ainsi, des plans départementaux ont été mis en place pour analyser le phénomène et prendre des mesures adaptées à chaque territoire (renforcement de la présence dissuasive sur le terrain, dispositifs d’alerte par SMS…)

Il est également question de « développer les moyens d’enquête spécialisés face aux structures criminelles organisées : il s’agit d’appréhender certains vols, manifestement commis par des bandes organisées, dans leurs dimensions nationale et internationale ».

Les échanges entre le monde agricole et les forces de sécurité doivent être renforcés. Il faut encourager les victimes à porter plainte. Dans chaque département, un référent a été désigné au sein des groupements de gendarmerie afin de maintenir un lien régulier avec les agriculteurs, communiquer sur les vols, donner des conseils…

Dans ce contexte, le 24 juillet 2014, une convention de partenariat a été signée entre le FNSEA et la DGGN (Direction Générale de Gendarmerie Nationale).

En espérant que tous ces efforts porteront leurs fruits et confirmeront la baisse du mois d'août.

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