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EMBARGO RUSSE CONTRE SANCTIONS OCCIDENTALES

26/08/2014

Quelques chiffres

 Selon les données transmises par la Direction Générale du Trésor, sur le commerce franco-russe, la France est le 8ème fournisseur de la Russie (3ème fournisseur européen derrière l’Allemagne et l’Italie), avec 4.1% de parts de marché.

 En 2013, 25% des exportations concernaient les équipements mécaniques, le matériel électrique, électronique et informatique (machines industrielles et agricoles…) et 23% les matériels de transport (avions, hélicoptères, automobiles…). Viennent ensuite les produits chimiques, cosmétiques et pharmaceutiques.

 Les produits des industries agroalimentaires représentaient eux 8% de nos exportations vers la Russie. La direction générale du Trésor précise que les chiffres dans ce secteur peuvent varier entre les douanes russes et les douanes françaises, ces dernières ne prenant pas en compte les produits qui transitent par d’autres pays avant d’arriver en Russie. Ainsi la douane russe affirme que la France est le premier fournisseur en vins et spiritueux de la Russie.

La Russie importe 35% de sa consommation alimentaire.

 

Un élément déclencheur

 Après le crash du Boeing de la Malaysia Airlines abattu par un missile à l’est de l’Ukraine, région tenue par les séparatistes pro-russes, l’Union Européenne et les Etats-Unis ont adopté le 29 juillet dernier de nouvelles sanctions contre la Russie.

Comme l’explique Marine Messina dans son article du 30 juillet publié dans Le Monde, "Le detail des sanctions internationales contre la Russie", ces sanctions concernent les domaines énergétique, financier et militaire. Parmi ces mesures : « un embargo est déclaré sur l’import et l’export des armes et du matériel en provenance et à destination de la Russie » ; « les licences d’exportation seront interdites pour les équipements destinés à la recherche de pétrole et de gaz en eau profonde » ; « les citoyens et les entreprises ne pourront plus acheter ni vendre de nouvelles actions financières si elles proviennent d’une banque russe dont l’Etat est l’actionnaire majoritaire ».

 

La réponse de Moscou face aux sanctions occidentales

 En réaction, le 7 août, la Russie a décidé un embargo d’un an sur de nombreux produits alimentaires en provenance de l’Union Européenne, des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Norvège.

Sont donc concernés : les produits laitiers, la viande, les céréales, les légumes, les fruits et les poissons. On pouvait lire le 14 août dans Les Echos que ces produits agricoles européens « représentent un montant de quelque 5.2 milliards d’euros d’exportations agricoles, selon la Commission », sur un chiffre d’affaire total à l’export de 11.8 milliards d’euros.

Heureusement pour le secteur viticole, les vins et spiritueux eux ne sont pas ciblés. Dans son article « Doit-on vraiment craindre l’embargo russe ? » paru dans le Monde du 12 août, Maxime Vaudano rappelle que, « Le lucratif secteur des vins et spiritueux évite pour l’instant le pire ».

 

Les conséquences

 Les pertes les plus importantes concernent les producteurs de pommes, poires et les éleveurs de porc. D’ailleurs, fin janvier 2014, la Russie avait déjà stoppé ses importations de viande de porc européen pour des raisons sanitaires (des cas de peste porcines auraient été détectés) ce qui a entrainé une baisse de prix du porc de 10% chez les éleveurs bretons.

Parmi les pays européens, la France n’est pas la plus touchée directement. Cependant, les conséquences de cet embargo inquiètent les agriculteurs : « Les productions qui ne vont plus aller sur la Russie vont sans doute se rabattre sur le marché européen et l’on craint une situation de crise », propos de Xavier Beulin, président de la FNSEA, rapportés dans l’article « Embargo russe : quel impacte pour la France » paru le 08 août dans Le Monde.

De plus, à long terme, certains marchés risquent d’être définitivement perdus car les russes ne changeront pas leurs habitudes alimentaires et s’approvisionneront sur d’autres continents.

 

Les premières aides de l’Union Européenne

 « Embargo sur la Russie : l’Union Européenne débloque 125 millions d’euros d’aides », c’est le titre de l’article publié dans Le Point ce 18 août. En effet, Roger Waite, le porte-parole de la Commission Européenne a annoncé le déblocage de cette somme pour venir en aide au secteur maraîcher. « L’idée est de réduire les quantités mises sur le marché pour que les prix ne chutent pas à un niveau de crise ». Ces mesures de retraits indemnisés de produits  s’appliqueront de façon rétroactive à partir du 18 août jusqu’à la fin du mois de Novembre.

Les ministres de l’agriculture ont prévu de se réunir le 05 septembre prochain à Bruxelles.

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