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VINS DE PAYS CHARENTAIS : PEU D'HECTARES, BEAUCOUP D'AMBITION

14/08/2014

Depuis 2009, les vins de pays charentais font partie de la catégorie des vins avec Indication Géographique Protégée et sont ainsi sous le contrôle de l’Institut National de l’Origine et de la qualité (INAO), avec un cahier des charges précis.

La zone géographique de l’IGP comprend l’intégrité des 2 départements plus une zone de proximité immédiate définie par dérogation.

 

  •  Un terroir propice

Comme nous pouvons le lire dans la rubrique « terroir » du site vindepayscharentais.fr, les sols sont généralement de nature argilo-calcaire sur calcaire : « La teneur modérée en argile des sols permet de maintenir une réserve hydrique suffisante ».

Le climat océanique tempéré avec un taux d’ensoleillement élevé et une bonne répartition des pluies sur l’année favorise une  lente mais forte maturation des raisins.

Il existe cependant des diversités, notamment entre les zones côtières comme le vignoble de « l’Ile de Ré » et les zones situées à l’est de la Charente, comme le vignoble de « St-Sornin ».

Selon le cahier des charges, la densité de plantation doit être d’au moins 4000 pieds par hectare, avec un intervalle maximum de 2.50m entre les rangs. Le rendement maximum de production est limité à 90 hectolitres à l’hectare.

 

  •  Une faible rentabilité

En 2013, les vins de pays charentais représentaient 1616 ha pour une production de 79101 hectolitres.

Dans l’article de La Vigne, publié le 24 février 2014, Jean-Jacques Häuselmann rappelait qu’il y a 10 ans, le chiffre d’affaires brut à l’hectare d’un vin de pays était au même niveau que celui d’un cognac.

Aujourd’hui c’est différent et les chiffres montrent une baisse de la production  des vins de pays ces dernières années.

Les surfaces disparaissent en faveur du cognac. C’est pour compenser cette perte que  Thierry Jullion, le nouveau président du syndicat des vins de pays charentais a demandé un plan de plantation : soit 100 ha par an pour atteindre 2000 ha en 2018 (et ainsi retrouver la surface occupée il y a 10 ans). Toujours dans le magazine Le Paysan Vigneron, le président du syndicat déclare « nous avons besoin de vrais professionnels qui ont investi, qui savent faire du vin et qui aiment leurs vignes. »

 

  •  Des hommes passionnés

Le travail sur la sélection des cépages et des sols s’inscrit dans la durée, comme l’explique l’œnologue Eric Jaunet du domaine Grollet, dans Le Paysan Vigneron du mois de juin où Sylvie Baré relate des témoignages passionnants de viticulteurs amoureux du vin charentais. Ainsi, parmi eux, Hugues Chapon, président des étapes du cognac, confirme que « le travail de la vigne n’est pas le même….Pour le vin, si l’on veut de la qualité, il faut freiner la production… ». « Avec le temps la qualité finit par convaincre » souligne Emmanuel Bouyer, président de La Maison des Maines. A la lecture de tous ces témoignages, outre l’amour des vignes et du territoire, on décèle le goût du challenge,  l’exigence de la qualité et le plaisir de la partager.

 « Apporter une valeur ajoutée à notre produit pour valoriser les efforts des viticulteurs et ceux de l’entreprise »  explique Jean-Michel Naud en parlant de son entreprise La distillerie de la Tour. Pascal Gonthier, viticulteur près d’Angoulême qui « prend son vin au sérieux » depuis 20 ans est confiant et pense que « la famille des viticulteurs doit se montrer solidaire et laisser tomber ses complexes pour aller à fond sur l’Appellation d’Origine Contrôlée. »

 

  •  Un objectif : communiquer

Depuis quelques années, le syndicat a fait appel à une agence de communication « Outdoo » pour rajeunir l’image des vins de pays charentais.

Tous les outils ont été utilisés pour ce relooking : nouveau logo, nouveau site, réseaux sociaux, PLV, affiches, présence des produits lors des manifestations…

Aujourd’hui, selon M. Jean-Jacques BITEAU, responsable de la communication, l’accent doit-être mis sur « la rencontre avec les consommateurs ».

 En premier lieu, il faut convaincre les charentais eux-mêmes car selon Thierry Jullion, « les études nous montrent que si notre vin est consommé en grande partie dans la région, ce ne sont pas les locaux qui le boivent… » Ainsi les soirées dégustations groupées avec des producteurs locaux d’huîtres, de fromage de chèvre…se multiplient.

Mais également au niveau national, comme à Paris au printemps dernier avec l’organisation de deux déjeuners de presse et deux soirées dégustation.

Il est aussi important de « soigner la communication interne », échanger entre vignerons, parler de leur savoir-faire, goûter, apprendre à parler des vins…

Thierry Jullion souhaite que les producteurs de vin de pays charentais soient reconnus et pour cela décrocher l’AOC permettrait au vin d’avoir sa place aux côtés du cognac et du pineau.

Encore une fois, c’est un travail de longue haleine….

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