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EPANDAGE DE PESTICIDES : LES ACTIONS DU GOUVERNEMENT

17/07/2014

Dans une précédente actualité en mars dernier « le tout chimique remis en question », nous avions évoqué l’impact des pesticides sur la santé des personnes en contact, soit par leur travail soit par leur lieu de vie. Rappelons que la France est la première utilisatrice de pesticides en Europe. Nous avions notamment donné les chiffres d’une étude sur la baisse de la qualité et du nombre de spermatozoïdes, plus marquée dans les régions ayant le plus grand nombre d’exploitations agricoles.

Face aux différentes études et rapports, les français sont de plus en plus inquiets.

 

  •  La loi Labbé

Adoptée par l’Assemblée Nationale le 23 janvier dernier elle prévoit l’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’Etat, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts.

La ministre de l’écologie, Ségolène Royale a fait adopter un amendement visant à accélérer  son délai d’application. Dans l’article du monde « Quatre questions sur l’action du gouvernement vis-à-vis des pesticides », publié le 27 juin par Martine Valo, il est précisé que la ministre « souhaite qu’il entre en vigueur dès le 1er mai 2016 au lieu du 1er janvier 2020 comme initialement prévu. »   Elle veut encourager tous les maires à s’engager dans cette démarche et entend ainsi généraliser le label « terre saine, villes et villages sans pesticides » déjà appliqué par de nombreuses communes de Poitou-Charentes. Dans l’article du Point du 22 mai « Eliminer les pesticides : bon pour l’environnement …et le porte-monnaie des maires » , certains élus témoignent de l’intérêt économique d’un entretien mécanique comparé au coût des pesticides et de leurs effets. Cependant, comme le souligne Joël Labbé, auteur de la loi dans ce même article, « l’usage non agricole des pesticides ne représente que 10% de l’utilisation globale de ces produits en France. »

 

  •  Les mesures concernant l’agriculture

Ségolène Royale a ainsi pris une autre mesure visant à interdire définitivement l’épandage aérien de pesticides, y compris pour les cultures qui bénéficiaient d’une dérogation. D’ici quelques semaines, comme on peut le lire sur le site de Lafranceagricole dans un article du 27 juin, un arrêté permettra de suspendre cet épandage : « sans délai pour le maïs doux, maïs pop-corn et bananes ; dans 18 mois pour quelques cultures spécifiques de riz et de certains vignobles… »

De son côté, le ministre de l’Agriculture Stéphane Lefoll, à travers le projet de loi d’avenir agricole, prévoit de réglementer  l’épandage de pesticides à moins de 200m de certains lieux publics (et non pas de toutes les habitations) tels que les écoles, les aires de jeux, les maisons de retraite. Toujours dans l'article du Monde du 27 juin, il est en effet précisé que la pulvérisation de pesticides autour de ces lieux sera « subordonnée à la mise en place de mesures de protection adaptées telles que des haies, des dispositifs anti-dérive » ou limitée à « des dates et horaires permettant d’éviter la présence de personnes vulnérables lors du traitement ».

En réaction à ces nouvelles contraintes, à l’appel de la FNSEA, 250 agriculteurs environ ont protesté Place de la Concorde. En évoquant les discussions concernant le traité de libre-échange avec les Etats Unis, la FNSEA dans un communiqué rapporté dans l’article du Monde du 24 juin, explique que « Là où l’on impose des nouvelles normes aux agriculteurs français, on négocie ailleurs un libre-échange de produits qui ne respectent aucune de ces réglementations : ni environnementales, ni sanitaires, ni sociales !», lire la suite…

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