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PLANTER PLUS POUR GAGNER PLUS ?

26/05/2014

Au 1er janvier 2016, Bruxelles prévoit une augmentation de la surface viticole européenne de 1% maximum chaque année.  Les droits de plantations seront remplacés par les autorisations de plantation attribuées par chaque Etat.

Le ministère de l’agriculture a donc demandé aux différentes régions viticoles d’estimer leurs perspectives de production jusqu’en 2030 et de déterminer leurs besoins en plantations, sachant qu’en France les 1% correspondent à 7 500 ha.

  • Que font les autres ?

Dans le magazine La Vigne du mois de mai, l’article très intéressant « Les vignobles se positionnent »  nous rapporte les souhaits et les arguments des 11 bassins de production.

Cinq,  y compris le cognac sont favorables à une croissance d’au moins 1% par an. En ce qui concerne Midi-Pyrénées, les droits attribués sur 2013-2014 atteignent déjà 1.25% du vignoble.

Six y sont défavorables. Parmi eux, le champagne qui ne souhaite pas de plantation jusqu’en 2017-18, date de la révision de l’aire ou bien l’Aquitaine et Val de Loire qui ont opté pour une croissance entre 0.3 et 0.5%. En effet, le conseil de bassin de production Aquitaine privilégie la prudence : dans son article publié le 02 mai dernier dans La Vigne, Colette GOINERE rapporte les propos de Bernard FARGES, président du CIVB (conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux) : « Il faut se souvenir qu’entre 1997 et 2003, on a planté dans le Bordelais quelques 10 000 ha. Le marché était alors porteur…Mais ensuite, on n’a pas su gérer…Il a fallu beaucoup de temps pour rééquilibrer l’offre et la demande. »

En ce qui concerne les vins Sans Indication Géographique, certains comme la Corse ou le Champagne s’opposent à ces nouvelles plantations, d’autres sont divisés et au minimum exigent la condition de ne pas planter des cépages figurants dans les cahiers des charges des AOC ou IGP et d’établir un système de traçabilité. L’Etat a demandé aux négociants qui plaident pour le développement de ces marchés de chiffrer leurs perspectives de ventes.

Sur ce sujet, à lire « Négociants et vignerons s’affrontent sur l’avenir de la viticulture française » publié par Laurence Girard dans Le Monde.

  • Le bassin du cognac : améliorer et augmenter la production

A ce jour, la surface plantée comprend environ 10% du vignoble français, soit 75 000 ha de vignes.

Depuis 10 ans les ventes de cognac ont fortement augmenté. Selon l’article publié dans Terres de Cognac par Gérard Seguin, les ventes actuelles correspondent à 13.4 millions de caisses et la prévision pour 2026 est de 21 millions de caisses.

De plus on assiste à une baisse de la production du vignoble due aux maladies du bois, à la flavescence dorée… Un processus de renouvèlement du vignoble a d’ailleurs  déjà été mis en place bien que le taux de replantations souhaité n’ait pas été tout à fait atteint.

Pour anticiper cette demande à long terme, assurer les ventes et ne pas prendre de retard, le BNIC demande 8 000 ha supplémentaires, soutenu par les professionnels de la viticulture et du négoce. Le Business Plan Cognac  a défini des indicateurs qui permettront de suivre et d’analyser l’évolution du marché, de la production et des stocks. Jean-Marc Morel, président du BNIC, affirme dans un article de La Vigne publié par Myriam Guillemaud le 24 avril dernier que « Si l’un de ces indicateurs vire au rouge, par exemple si nous assistons à une chute des ventes, il sera possible de retarder ou de stopper les plantations. A l’inverse, si les rendements ne suivent pas, nous mettrons davantage l’accent sur le renouvellement. »

Il s’agirait donc de maîtriser le développement pour ne pas risquer de reproduire « la bourde monumentale » initiée en 1968 et rappelée dans un article de La Charente Libre publié par Ismaël Karroum lien 5  le 09 mai 2012 dans La Charente Libre.

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