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QUEL AVENIR POUR VOS RESIDUS VINICOLES

24/03/2014

Depuis 1953, les viticulteurs ont l’obligation de livrer les résidus vinicoles aux distilleries. Or, cette obligation est actuellement remise en question par un projet de décret vivement contesté par l’Union nationales des distilleries vinicoles.

  •  Actuellement, une méthode de recyclage : la distillation

95% des marcs et la totalité des lies sont collectés et traités par les distilleries. Ces sous-produits sont ensuite transformés et utilisés pour produire des alcools alimentaires, de l’huile de pépins, des engrais organiques, de l’acide tartrique….

Selon un article publié sur viti.net le 31 décembre dernier, ce recyclage effectué par 50 distilleries permet de valoriser 850 000 tonnes de marc et 1.4 million d’hectolitres de lies de vin et représente un chiffre d’affaire annuel de 100 millions d’euros.

  •   4 méthodes ont été expérimentées pendant 3 ans

FranceAgriMer a demandé à l’IFV d’étudier et de comparer 4 solutions : la distillation, l’épandage, le compostage et la méthanisation (qui contribue à produire de l’énergie renouvelable).

Parmi les conclusions de cette étude que l’on peut lire dans l’actualité du 21 février sur le site d’agrisalon, il s’avère que « la distillation demeure la plus neutre vis-à-vis de la santé humaine, de la qualité des écosystèmes, du changement climatique et des ressources. » De plus c’est la solution la plus économe et qui génère de l’emploi. D’où la colère et l’incompréhension de l’Union nationale des distilleries vinicoles vis-à-vis de ce décret qui mettrait un terme à l’obligation de livrer les résidus aux distilleries, cf une lettre ouverte au Ministre de l’Agriculture parue dans Vitisphère.

  •  Pas d’avis favorable du conseil spécialisé des vins de FranceAgriMer

Le résultat du vote du conseil qui a examiné le projet du décret le 18 décembre dernier est très partagé : 12 voix pour, 12 voix contre et 11 abstentions. 

  •  Les objectifs de cette réforme

Dans sa réponse à le lettre ouverte citée ci-dessus, le ministère de l’Agriculture rappelle que « la réglementation en vigueur prévoit d’ores et déjà la possibilité pour les viticulteurs de recourir à d’autres voies d’élimination des sous-produits, qu’il est apparu nécessaire de mieux évaluer et mieux encadrer. »

Il souhaite que les viticulteurs puissent choisir la solution la plus adaptée à leur situation, dans le respect de l’environnement. Et si cette solution n’est pas la distillation, ils devront alors respecter des obligations assez contraignantes (gestion des émissions, analyse de sol, analyse du degré d’alcool des marcs…)

Selon le gouvernement cette réforme devrait être mise en place pour la récolte 2014.

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