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DES ALGUES VERTES EN CHARENTE MARITIME

20/02/2014

Dans son article du Monde du 17 janvier dernier, Martine Valo nous commente le constat inquiétant du CGDD (commissariat général au développement rural). Apparues dans les années 70, les ulves, ces macro algues provocant des marées vertes, gagnent du terrain depuis une quinzaine d’années jusqu’à toucher notre côte charentaise.

 

  •  Quelle est l’origine de cette eutrophisation ?

La dégradation des eaux côtières est due à un apport excessif d’éléments nutritifs. Ces derniers proviennent pour une part de la retombée atmosphérique mais ils arrivent principalement par les cours d’eau et les fleuves. En effet, les activités humaines occasionnent des rejets d’azote et de phosphore.

En ce qui concerne l’azote, les flux représentent environ 500 000 tonnes par an, selon le bulletin de janvier du CGDD. Plus de la moitié de l’azote déversé dans la mer provient de l’agriculture (épandage de lisier, engrais minéraux…).

Le flux de phosphore était estimé à 21 000 tonnes par / an jusqu’en 2005. Au début des années 2000 il a connu une forte baisse due à l’amélioration des infrastructures (stations épuration, assainissements collectifs…) et à une moindre utilisation d’engrais phosphatés.

On observe une variation annuelle de ces flux selon la pluviométrie : plus de pluie entrainera leur augmentation.

 

  •  Où se concentre-t-elle ?

La plupart du temps, les marées vertes se localisent dans les vasières, des « zones enclavées et peu profondes, à faible renouvèlement des masses d’eau ». Cependant elles ne se limitent pas aux baies semi-fermées et aux estuaires mais touchent également certaines plages (y compris dernièrement dans les Iles d’Oléron et Ré).

 

  •  Conséquences ?

Elles sont bien sur multiples et concernent :

-          Le coût occasionné par le ramassage (dangereux pour la santé) et le traitement de ces algues : en 2012, de la Basse Normandie à l’Ile de Ré, 1.7 millions d’euros y ont été consacrés.

-          Les contraintes de nettoyage pour les conchyliculteurs déjà touchés par les blooms phytoplanctoniques.

-          L’impact négatif sur les touristes gênés par la vue et surtout la forte odeur que libèrent ces algues.

Des efforts importants ont été réalisés, notamment en Bretagne, afin de faire baisser la concentration de nitrates dans les rivières, mais cela reste encore insuffisant.

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